OptiVache: le conseil en alimentation

«OptiVache: le conseil en alimentation” vous laisse recueillir des informations sur les divers parties de l’appareil digestif de la vache. Par des illustrations claires vous recevez des informations pour l’alimentation pratique et des possibilités de contrôle dans votre troupeau de vache laitières.

Mode d’emploi:

Cliquez simplement sur les stations hachurées en gris en dehors et dans la vache avec la souris ou avec votre doigt. La station active est mise en évidence en orange. Vous trouverez des indices utiles et des explications directement sous la vache.

Qualités visées dans l'ensilage d'herbes et de maïs:

Qualités visées dans l'ensilage d'herbes et de maïs:

ParamètresEnsilage d'herbes
1. coupe
Ensilage de maïs
Matière sèche (MS) in %30–4030–37
Cendres % dans la MS<10<4
Protéines brutes (XP) % dans la MS<17<9
Cellulose brute % dans la MS22–2517–20
NDF % en MS40–4835–40
ADF % en MS24–2821–25
ELOS % en MS>68>67
Formation de gaz ml/ 200mg TM>50k.A.
Valeur structurelle (SW)2,6–2,91,5–1,7
Amidon % en MS-->30
Sucre % en MS3-8--
ME MJ /kg MS>10,6>11
NEMJ /kg MS>6,4>6,6
nXP g /kg MS>135>132
RNB g /kg MS<+6-8 bis -9

Source: LUFA Nord-West et LUFA NRW

Aperçu général: Composition d'une plante

Présentation détaillée des glucides dans une analyse élargie de Weender:

  • NFC = glucides non fibreux et
  • NDF = fibres au détergent neutre
  • NDF représente la fraction fibreuse complète d'une plante
  • ADF = fibres au détergent acide
  • ADL = Lignine
  • NDF et ADF contiennent encore du silicate et de l'acide silicique
  • Après l'incinération, on calcule NDF org et ADF org

Sapidité

Sapidité des composants du fourrage:

Il faut uniquement utiliser du fourrage de la meilleure qualité. Les fourrages grossiers et juteux doivent être parfaits aussi bien sur le plan énergétique que sur le plan hygiénique  doivent être parfaits.
Les vaches ont un sens marqué de l'odorat et du goût et sont très exigeantes  quant à la qualité du fourrage.

Teneur en matière sèche de la ration

Matière sèche de la ration dans l'auge:

Les teneurs en matière sèche situées entre 35 % et 45 % dans la ration présentée sont les mieux mangées et atteignent en moyenne les ingestions de matière sèche les plus élevées chez la vache.

Rations sèches (>45% MS):
Tendance à la démixtion

→ la vache mange de manière sélective

 

Les rations humides (<35% MS):
contiennent beaucoup d'eau

→ conduit le plus souvent à une ingestion totale plus faible de matière sèche car les animaux ingèrent beaucoup d'eau

→ l'efficacité structurelle dans une ration humide est moins bonne

Structure physique

Structure physique de la ration

  • Présence de particules suffisamment longues →  servent à la formation du matelas fibreux dans la panse
  • Le matelas fibreux est une condition de base à une fonction physiologique de la panse

Les conditions de base sont:

  • Bon mélange
  • Contraction
  • Ruminage

Un test simple permet de bien contrôler la structure: 

    • La ration "pique" lorsqu'on la compresse dans la main
    • après l'avoir fermement compressée, le fourrage gonfle à nouveau dans la main
    • pas de particules trop longues, triables, dans la ration (paille, ensilage d'herbes)
    • mélange homogène du fourrage
    • une longueur de paille hachée de 4-6 mm pour le maïs et de < 4 cm pour l'herbe suffit pour un matelas fibreux stable
    • Chiffre indicatif: les particules qui sont plus grandes qu'une demi-largeur de bouche peuvent être triées !

    Parenthèse: Contrôle de la ration avec boîte de test

    (Source: DLG-Information 1/2001)

    → L'utilisation d'une boîte de test pour fourrage fournit des informations précises sur la précision de mélange et la sélection ainsi que sur la répartition des tailles de particules dans la ration.

    La boîte de test est un système de tamis à 3 pièces

    • La boîte de test est composée d'un système de tamis à 3 pièces qui répartit le fourrage tamisé en 3 fractions par les différentes tailles des trous.
    • Possibilités d'utilisation:
      Détermination des tailles de particule pour évaluer la structure, évaluer les restes de fourrage, contrôler la précision de mesure
    • Application:
      Environ 300 g de la substance originale (au moins 200, max. 400 g) sont versés dans le tamis supérieur de la boîte à tamis assemblée.
      Sur une surface lisse, la boîte à tamis doit être secouée fortement en respect du schéma suivant:
      Chaque côté 5 fois, ensuite tourner la boîte d'un quart de tour dans le sens des aiguilles d'une montre, autrement, pour un passage, il faut secouer 40 fois.

    Évaluation de la ration:

    • Ensuite, les parts par poids sont constatées avec une balance. Dans le tableau suivant, les recommandations pour les parts de fraction dans une RMT sont listées:

     

    Fraction par tamis et taille de particuleProportions de poids recommandées dans une RMT
    Tamis supérieur (> 1,9 cm)mind. 6-10%
    Tamis du milieu (< 1,9 cm → 0,8 cm)30-50%
    Tamis inférieur (< 0,8 cm)40-max. 60%


    • Pour évaluer les rations mélangées pour lesquelles les vaches peuvent obtenir en plus des aliments concentrés via une station de transpondeur, les aliments concentrés doivent être attribuées au prorata du poids de la fraction dans le tamis inférieur.
    • Une évaluation des restes de fourrage avec la boîte de test informe si les animaux mangent la ration de manière régulière. Si les restes de fourrage divergent clairement dans leur composition de la ration fraîchement présentée cela signifie que les animaux trient la ration et ne mangent pas régulièrement !
    • La conséquence d'un tri du fourrage (par ex. composants d'aliments concentrés dans une ration mélangée sèche) conduit à un manque de structure et à l'acidose bien que sur le plan mathématique, il y ait suffisamment de composants structurels dans la ration.
    • Les proportions recommandées de poids doivent constituer des valeurs indicatives approximatives. Ne pas atteindre 6 % dans le tamis supérieur et dépasser 60 % dans le tamis inférieur doit être considéré comme critique du point de vue de l'alimentation structurelle.

     

    Besoins en nutriments

    Les vaches laitières ont un fort besoin en structure de fourrage et également en densité énergétique. En fonction du poids, du niveau de lactation et du niveau de production laitière, il faut adapter au mieux la ration au niveau de production correspondant. Les chiffres essentiels quant aux besoins sont présentés ci-après.

    Besoin en énergie:
    Le besoin en énergie d'une vache est indiqué en MJ NEL (mégajoules, énergie nette de lactation). Ce besoin en énergie est divisé en besoin d'entretien et en besoin de production.

    Besoin d'entretien:

    Le besoin d'entretien dépend de la masse vive de l'animal et comprend les nutriments dont une vache adulte, n'étant pas en lactation ni en gestation, a besoin pour maintenir ses processus métabolique.

    Besoin de production:

    Le besoin supplémentaire de production est calculé à partir de la consommation de nutriments pour la formation de lait, de l'énergie fixée et de la poursuite de la croissance du fœtus et des tissus au fur et à mesure de la gestation

    Le tableau suivant indique le besoin d'entretien des vaches laitières avec différentes masses vives.

    Besoin d'entretien des vaches laitières avec différentes masses vives

    Masse vive
    (kg)
    Besoin d'entretien
    (MJ NEL/jour)
    50031,0
    55033,3
    60035,5
    65037,7
    70039,9
    75042,0
    80044,1

    Source: Gesellschaft für Ernährungsphysiologie, 2001


    Le besoin en énergie pour la formation de lait est différent en fonction de la teneur en graisse du lait. Le besoin en MJ NEL par kg de production de lait est présenté dans le tableau suivant.

    Besoin en énergie par kg de lait en fonction de la teneur en graisse

    Teneur en graisse du lait
    (%)
    Besoin en NEL
    (MJ/kg lait)
    3,02,9
    3,53,1
    4,03,3
    4,53,5
    5,03,6

    Source: Gesellschaft für Ernährungsphysiologie, 2001

    Besoin en protéines

    • l'alimentation en protéines brutes via le fourrage ne donne que peu d'informations sur la qualité des protéines dans l'intestin grêle en raison de la digestion microbienne. Il faut alimenter de manière optimale en protéines aussi bien les microorganismes dans le préestomac que la vache elle-même dans l'intestin grêle. L'évaluation des protéines chez la vache laitière se fait sur la base des protéines brutes utilisables dans l'intestin grêle, que l'on appelle nXP
    • nXP est composé de protéines du fourrage non mobilisées (UDP) et de protéines microbiennes. On le calcule à l'aide de l'UDP et de la teneur en énergie pour le fourrage
    • le tableau suivant contient des valeurs indicatives pour l'alimentation avec nXP et est divisé en besoin d'entretien et en besoin de production, en fonction de la masse vive et de la production laitière

      Exemple :
      •    une vache de 650 kg avec une production laitière de 30 kg et une teneur en protéines de lait de 3,40 % possède par exemple un besoin de 3000 g de nXP par jour.


    Valeurs indicatives pour l'alimentation en protéines brutes utilisables

    Entretien    nXP
    500 kg 390 g/j
    550 kg 410 g/j
    600 kg 430 g/j
    650 kg 450 g/j
    700 kg 470 g/j
    750 kg 490 g/j
    800 kg 510 g/j
    Production laitière
    lait avec 3,2 % de protéines81 g/kg de lait
    lait avec 3,4% de protéines85 g/kg de lait
    lait avec 3,6% de protéines89 g/kg de lait

    Source: Gesellschaft für Ernährungsphysiologie, 2001

    Besoins de la ration dans les différentes sections de lactation (Production laitière annuelle : 8.000 - 10.000 kg)

    Début de lactationPleine lactationLactation tardiveTarissage
    Ingestion de fourrage visée kg de MS par jourmin 21>2118–2112-15
    Teneur en énergie
    MJ NEL/kg MS
    7,0–7,36,7–7,06,5–6,75,3–5,7
    Teneur en protéine
    g nXP par kg MS
    165–175145 - 165140–145100–125
    Amidon et sucre
    g par kg MS
    150 – max 250110 - max 22575–225k.A.
    Amidon durable
    g par kg MS
    20–5020 - 50max. 25k.A.
    Valeur structurelle

    min. 1,1–1,15

    min. 1,1min. 1,0min. 2,0
    Graisse brute g par kg MSmax. 45max. 45max. 45max. 40
    Cellulose brute g par kg MSmin. 150–180min. 150 - 190min. 150min. 260
    RNB g par kg MS0–10–10–10

    Source: Gesellschaft für Ernährungsphysiologie 2001

    Pendant la phase d'affouragement (de 3 semaines à la date de vêlage), la concentration en énergie de la ration doit être à nouveau augmentée car l'ingestion de fourrage baisse à mesure que le fœtus grandit !

    Une "acclimatation" des microbes de la panse aux composants du fourrage de la ration de lactation est recommandée ; affouragement avec des composants d'aliments concentrés.

    Capacité d'ingestion du fourrage

    • La concentration énergétique de la ration à la crèche a une grande influence sur la quantité de fourrage ingérée
    • plus la densité énergétique est élevée, plus la quantité de fourrage absorbée est élevée
    • dans le tableau ci-dessous, on peut voir l'ingestion de masse sèche de fourrage nécessaire pour couvrir le besoin énergétique d'une vache laitière avec un poids vide de 650 kg, en fonction de la concentration énergétique dans le fourrage, selon la production laitière

    Exemple pour les différentes productions laitières avec une ingestion similaire de fourrage:

    • la vache mange dans les deux cas presque la même quantité de fourrage mais : différence de 10 kg de production laitière entre la densité énergétique élevée et la densité énergétique faible!
    Lait
    (kg/j)
    MJ NEL/kg MS
    5,25,66,06,46,87,27,6
    1013,612,611,811,0
    1515,614,513,612,8
    2018,617,316,215,214,7
    2520,018,817,716,715,8
    3022,821,420,119,018,0
    3523,922,521,320,2
    4026,525,023,622,3
    4527,425,924,5
    5029,828,226,7

    Source: Société de physiologie alimentaire, 2001

     

    • la capacité d'ingestion du fourrage dépend de:

      • la qualité du fourrage
      • la production
      • les matières animales
      • les influences environnementales
      • la gestion de la crècheFutterqualität
    • au sein de l'exploitation déjà, on peut observer de fortes variations dans l'ingestion du fourrage
    • le calcul de la quantité de fourrage ingérée en moyenne dans le troupeau est ainsi l'un des instruments de contrôle les plus importants dans l'élevage de vaches laitières !
    • La base pour le calcul de la ration doit être formée par des résultats d'analyse des fourrages réellement utilisés
    • Idéalement, les analyses doivent être calculées avant le début de la pleine lactation pour calculer la planification et la composition de la ration.
    • effectuer un changement lent/progressif de fourrage (couper) pour garantir l'ajustement des microbes de la panse.
    • nourrir uniquement avec du fourrage parfait sur le plan hygiénique Les parties chauffées et contenant des moisissures peuvent entraîner des troubles de la santé.
    • L'alimentation en eau est importante :
      Contrôler la qualité de l'eau et le débit et nettoyer chaque jour les abreuvoirs. L'eau est le fourrage le plus avantageux. En cas de défauts dans l'alimentation en eau, le meilleur des fourrages devient inutile!

    Les 4 rations différentes

    Bouche/œsophage

    • Dans la bouche, le ruminage provoque un broyage intensif du fourrage →  excrétion de métabolites gazeux (CO2 et CH4) par la gueule
    • Quantité de salive 100-200 l par jour chez la vache laitière ; valeur de pH dans la salive 8,2-8,4
    • Bicarbonate de sodium dans la salive en tant que substance-tampon pour la panse ; stabilise la valeur du pH par le ruminage
    • Eviron 30-70 minutes après la prise de nourriture, le contenu de la panse est retransporté en plusieurs périodes dans la cavité buccale, est ruminé et à nouveau avalé
    • Valeur empirique : Plus de 60 % des animaux couchés devraient ruminés
    • Les mouvements de mastication par bouchée informent de l'alimentation structurelle de l'animal. Dans un troupeau de vaches en lactation, il faut atteindre au moins 55 mouvements de mastication par bouchée. Si l'on compte moins de mouvement de mastication, cela indique un manque de structure du fourrage et un ruminage limité. Conséquence : Acidose

    • Pour > 70 mouvements de mastication par bouchée, il y a par rapport à la structure trop peu d'énergie dans la panse de la vache en lactation
    • 70 Kauschläge werden für trockenstehende Tiere angestrebt
    • Lors de la pâture:
      Valeur empirique: 1 kg de masse sèche de fourrage par heure est possible lors de la pâture

    Observer le comportement alimentaire des vaches !

    • Les vaches sont très fortes en tri. Les composants des rations qui dépassent une demi-largeur de bouche (par ex. ensilage d'herbe trop long, paille longue, pommes de terre ...) peuvent être triés
    • chaque tri dans une RMT doit être évalué négativement car cela peut entraîner des troubles de la flore de la panse

    Comment reconnaître un comportement alimentaire sélectif ?

    • les animaux poussent le fourrage d'avant en arrière avant de manger, en effet, les particules d'aliment concentré ruissellent dans la ration vers le bas
    • dans la ration présentée, on peut voir des trous
    • les restes alimentaires divergent clairement, visuellement et dans la composition, de la ration fraîchement mélangée

    Conseil : Une bouche visiblement étirée lors de la prise de nourriture

    peut indiquer un manque de structure de la ration. La vache maintient la

    bouche en position horizontale pour que les particules fines ne tombent

    pas pendant qu'elle mastique près de l'auge.

    Physiologie de la panse

    Physiologie de la panse

    • L'acidose de la panse est de nos jours une maladie du métabolisme très répandue ("maladie des pays industrialisés de la vache laitière") qui est due à l'exigence d'une très forte densité énergétique dans le fourrage avec en même temps une alimentation structurelle adaptée de la vache fortement productive
    • un manque de structure conduit à un manque de stratification dans la panse et par conséquence à un nombre réduit de contractions de la panse
    • dans la partie inférieure de la panse, il y a des composants du fourrage facilement solubles et le liquide de la panse (phase liquide)
    • au-dessus nage ce qu'on appelle le "matelas fibreux" qui est composé principalement de fourrage et qui déclenche le réflexe de ruminage dans la panse (phase solide)
    • dans la partie supérieure de la panse, il y a les gaz de fermentation issus de la transformation microbienne (phase gazeuse)
    • une absence de ruminage en cas de manque de structure conduit, en raison du manque de neutralisation par la salive (bicarbonate de sodium) à une acidose dans la panse

    Parenthèse: Comment reconnaître ou mesurer une acidose de la panse?


    Paramètres à contrôlerValeur-cibleRisque d'acidose
    Compter les mouvements de ruminage par bouchée (2-3 répétitions par vache)55-60 par bouchées pour les bêtes en lactation< 50 mouvements de ruminage par bouchée forte formation de mousse lors du ruminage
    Contrôler le remplissage de la panseViser une note de panse de 3-4 pour les vaches en lactationPour les notes de panse 1 et 2* : ici, il on peut voir un "triangle d'avertissement" (voir parenthèse Remplissage de la panse)
    Consistance et fibrosité des fècesEn fonction du fourrage, viser une note de 2-3Fèces plus fines, plus de type diarrhée (note1)*
    Condition physique (Body Condition Score) État du pelageEn fonction de la production et de la constitution générale, notes BCS de 2,5-3,25 chez les vaches en lactationBCS faible* (<2,5) et pelage usé, hirsute
    Composants du lait dans le réservoir et pour chaque animalDépend du niveau de puissance; teneurs en graisse > 3,6 % au réservoirTeneurs en graisse < 3,6 % au réservoir ; un troupeau avec une teneur génétiquement élevée en graisse doit être déjà évalué comme critique avec <3,8 % ; évaluation individuelle des animaux voir parenthèse évaluation des composants du lait
    Santé des pattes / animaux boiteuxAussi peu d'animaux boiteux que possible !Survenance soudaine de forte boiterie ;  corne souple ; hémorragies dans la semelle ... (voir parenthèse Détecter la fourbure)
    Mesure de la valeur de pH dans l'urine / dans la panseUrine : > 8,0 pH
    Panse : > 6,0 pH
    En cas de non-atteinte des valeurs-cibles mentionnées dans l'urine ou la panse

    * Sera expliqué ci-après plus en détails

    Parenthèse: Évaluation de la condition physique (BCS)

    BCS <= 2.75

    BCS 3

    BCS 3.25
    BCS 3.5BCS >= 3.75




    Source : "Signaux de la vache" modifié, Jan Hulsen


    • le tableau représente l'évolution optimale d'une courbe BSC
    • au moment du vêlage, des notes situées entre 3,25 et 3,75 sont visées
    • dans cette condition, la vache possède les réserves corporelles nécessaires dont elle a besoin pour des productions plus élevées au cours du premier tiers de lactation
    • Les notes BCS de > 3,75 valent déjà comme  trop grasses/engraissées et sont toujours liées à des difficultés de vêlage, des troubles du métabolisme et une ingestion de fourrage déjà réduite pendant le tarissage (voir parenthèse sur la cétose)
    • les vaches saines ne perdent pendant le premier tiers de lactation pas plus de 0,75 à max. 1 de note de condition
    • les notes BCS de < 2,5 dans la phase de haute production sont considérées comme critiques
    • au cours de la 2ème moitié de lactation, une augmentation constante du BCS (augmentation de la viande) d'env. + 1 est désirée pour créer des réserves pour le prochain vêlage  

     

    Parenthèse: Détecter une fourbure

    Raisons d'apparition d'une fourbure:

    • raison essentielle: Erreur dans le fourrage  → fourbure due au fourrage; toute la patte est touchée
    • en plus de cette survenance due au fourrage, il existe d'autres raisons pouvant provoquer une fourbure:

      • Fourbure par intoxication
      • Fourbure de naissance
      • Fourbure de surmenage (le plus souvent, seul l'arrière de l'extérieur de la patte est touché)

    Que se passe-t-il en cas de fourbure?

    • Un manque de structure dans la panse ou une administration trop importante d'aliments concentrés conduisent à l'acidose
    • une valeur faible de pH conduit à la destruction des microbes dans la panse
    • libération d'endotoxines et d'histamine qui conduit à l'augmentation de la viscosité du sang
    • une viscosité supérieure du sang conduit à un manque de circulation sanguine dans les petits capillaires du derme de la patte. Conséquence : Mort des cellules du derme
    • Alimentation en nutriments et fonction physiologique dérangées
    • dans les cas aigus: Abaissement de la jambe = douleurs importantes ; boiteries importantes
    • processus inflammatoires et hémorragies
    • Naissance d'une double semelle

    Courbure avant l'excision; gonflement de la partie postérieure du pied et double semelle visible

    Sur cette courbure excisée, on peut voir des hémorragies et un ulcère dans la semelle

    Points de contrôle pour éviter la fourbure:

    • Contrôler l'alimentation structurelle et l'ingestion de fourrage, notamment chez les vaches qui ont vêlé il y a peu
    • La fourbure est souvent une maladie consécutive à l'acidose
    • par conséquent, tous les points de contrôle qui ont été nommés pour l'acidose sont valables ici (voir acidose)

    Points de contrôle supplémentaires:

    • Contrôler l'alimentation en minéraux ; le manque de zinc, de biotine conduit à une mauvaise qualité de la corne de la patte 
    • Jeter le fourrage dégradé (moisissures, levures) ! Les toxines libérées peuvent déclencher une fourbure
    • Éviter la suralimentation en protéines  = sollicitation du métabolisme ; valeurs d'urée situées entre 200-250 ppm dans le lait
    • Optimiser les conditions d'entretien (box et allées) pour éviter les fourbures par surmenage, en effet les vaches doivent pouvoir s'allonger beaucoup et de manière confortable pour stimuler le ruminage et ainsi la production laitière 
    • entretien conséquent et régulier des pattes!
      nécessaire au moins 2-3 fois par an pour la course physiologique

    coupe en longueur d'une fourbure; hémorragies et processus inflammatoires (formation de pus) visibles
    Source photo: P. Heimberg; TGD LK NRW


    Conséquences ultérieures d'une fourbure

    • Des hémorragies visibles dans la semelle lors de l'incision de la fourbure signifient que l'état "aigu" de la fourbure était il y a environ 6 - 8 semaines !!
    • double semelle comme conséquence d'un manque de circulation
    • déformations durables de la patte (voir photo)
    • qualité de la corne réduite durablement
    • défauts sur la ligne blanche (White Line Disease), causés par l'abaissement de la jambe
    • ainsi risque accru de survenance d'œdèmes de la semelle et sole creuse
    • soins accrus de la patte (incision de correction recommandée env. tous les 3 mois)

    Croissance déformée de la patte après fourbure; "patte en forme de bec" visible
    Source photos: P. Heimberg; TGD LK NRW



    Parenthèse: Détecter une cétose

    Généralités:

    • La cétose est avec l'acidose la maladie métabolique la plus fréquente chez la vache laitière
    • Le fourrage et la composition dans le dernier tiers de lactation et dans la phase de tarissage ont une grande influence sur la fréquence de cette maladie.
    • La cétose est toujours la conséquence d'un bilan énergétique négatif 
    • Les causes sont diverses !
    • Différence entre cétose primaire et cétose secondaire
    • la cétose secondaire est la conséquence d'une maladie préalable (par ex. fièvre du lait, boiterie, vêlage difficile)
    • La cétose survient le plus souvent au cours des 4-6 semaines après le vêlage (phase du déficit énergétique le plus important)


    Raisons d'apparition d'une cétose:

    • production lait très haut au début de la lactation (bilan énergétique inévitablement négatif)
    • fourrage non adapté en fin de lactation et pendant la phase de tarissage/entre les vêlages = animaux trop gras pour vêler !
    • ingestion physiologiquement plus faible jusqu'env. au 80ème jour de lactation
    • maladies préliminaires (boiteries, fièvre du lait)
    • mauvaises qualités du fourrage (conduisent à une ingestion réduite du fourrage)
    • l'ensilage contenant de l'acide butyrique peut encore aggraver les symptômes de cétose
    • Manque d'exercice

    "vache souffrant de cétose avec déplacement vers la droite de la caillette"
    Source photo: Dr. Marc Holsteg; TGD LK NRW

    Qu'est-ce qu'il se passe dans le métabolisme lors d'une cétose:

    • en raison d'une ingestion durablement trop faible de fourrage, il survient un manque d'énergie / de glucose dans le métabolisme
    • les réserves de la vache sont utilisées pour l'alimentation énergétique
    • en cas de cétose, les réserves de graisse sont mobilisées de manière anormalement forte
    • les acides gras libérés sont transformés en glucose dans le foie avec une capacité limitée (conséquence = stéatose du foie)
    • en cas de mobilisation des graisses dans le foie, des corps cétoniques sont libérés qui peuvent être retrouvés dans le sang, la vessie et le lait
    • la capacité du foie pour éliminer les corps cétoniques est limitée
    • font partie des corps cétoniques
      o    l'acétone
      o    l'acétoacétate
      o    l'acide ß-hydroxybutyrique
    • La cétose subclinique passe souvent inaperçue car à part des valeurs extérieurement élevées de corps cétoniques, il n'y a aucun autre signe de la maladie
    • les teneurs élevées en corps cétoniques dans la vache conduisent aux signes de maladie listés ci-dessous

     Symptômes clairs d'une cétose:

    • manque d'appétit
    • panse plus vide (note < 2)
    • baisse importante de la production laitière
    • apathie
    • odeur sucrée de corps cétoniques
    • perte visible de poids (> 1 de note BCS) en peu de temps
    • fèces plus solides, plus foncées
    • rapport éloigné de graisse: protéines dans le lait avec teneurs beaucoup plus importantes dans le lait
    • teneur accrue en corps cétoniques dans l'urine, le lait, le sang, mesurable avec des bandes de test de cétose ou des appareils de mesure de la glycémie

     

    Prophylaxie de la cétose:

    • Éviter la surcharge graisseuse avec une alimentation adaptée pendant la fin de la lactation et la phase de tarissage
    • en cas de surcharge graisseuse, tarir plus tôt
    • de bonnes qualités de fourrage
    • une bonne gestion du fourrage
    • une ingestion totale élevée de fourrage avant et après le vêlage
    • une concentration énergétique élevée dans la ration pour les vaches qui ont fraîchement vêlé (objectif: > 7,0 MJ NEL/kg de masse sèche)
    • garantie du besoin en nXP pour les animaux avec forte production (165 - 170 g / kg de matière sèche)
    • de manière générale bonne santé du troupeau (pattes, mamelles, digestion, ...)
    • Effectuer une prophylaxie individuelle pour les animaux gros, en danger, par ex. en administrant du propylène glycol à partir de 14 jours avant le vêlage et jusqu'à 14 jours après (150 - 250 ml / animal et par jour)
    • après le vêlage, contrôler le métabolisme avec un test de cétose

    Traitement d'une cétose:

    • Déterminer le degré de gravité de la cétose avec un test
    • Discuter du traitement avec le vétérinaire
    • Infusion de glucose (amélioration à court terme)
    • Administration de substances glucoplastiques, par ex. propylène glycol (chaque jour 250 g / animal et par jour dans la gueule)
    • éventuellement, administration de glucocorticoïdes (stimulation du métabolisme du glucose et de l'appétit)
    • Offrir une possibilité d'exercice

    Valeurs limites pour la cétose dans le test sanguin:

    • Mesure de l'acide ß-hydroxybutyrique
    • Valeurs normales : Avant la naissance : < 0,6 mmol/l après la naissance :< 1,0 mmol/l
    • cétose subclinique : 1,4 – 3,0 mmol/l
    • cétose aiguë : > 3,0 mmol/l

     

    La digestion dans la panse

    Digestion de glucides dans la panse:

    • Les glucides sont mobilisés dans la panse sous forme d'acides gras à chaînes courtes (FFS), de méthane (CH4) et de dioxyde de carbone (CO2)
    • CH4 et CO2 sont rejetés par la gueule (éructation)
    • Les FFS sont absorbés via la muqueuse de la panse
    • lors de la mobilisation de la cellulose, de l'acétate est créé de manière primaire (acide acétique)
    • lors de la mobilisation de l'amidon, du propionate et du butyrate sont créés (acide propionique et acide butylique)
    • La cellulose, en tant que substance structurelle, possède, en plus de la fonction physiologique d'alimentation, également une fonction physique importante dans la panse en tant que fournisseur de la structure du fourrage
    • La structure est d'une importance décisive pour le fonctionnement moteur de la panse, le ruminage et la production de salive en résultant pour réguler la valeur de pH dans la panse

    Digestion de protéines dans la panse:

    • Les protéines sont principalement mobilisées par les microbes sous formes d'acides aminés et d'acides gras à chaînes courtes (FFS)
    • Les FFS sont résorbés et les AS sont utilisés pour la construction de protéines microbiennes
    • Les microbes utilisent à nouveau l'ammoniaque (NH3) libéré à partir de la mobilisation des protéines du fourrage pour créer leurs propres protéines microbiennes
    • les protéines de fourrage difficilement mobilisables ou non utilisables (UDP) arrivent non digérées jusqu'à l'intestin grêle
    • l'azote est recyclé chez le ruminant via le circuit ruminohépatique et n'est pas perdu, autrement dit N est reconduit via le foie et la salive dans la panse
    • ce circuit peut fournir jusqu'à 50 % de l'azote nécessaire
    • trop de N signifie pour un ruminant ainsi toujours d'une sollicitation accrue du métabolisme de la panse et de la matière du foie
    • dans le jus de la panse, on vise 10-25 mg de NH3/100 ml
    • en cas d'une offre trop importante en protéines solubles combinée à un manque d'amidon, des valeurs de 40 mg/100 ml peuvent être atteintes
    • Conséquence : L'alcalose de la panse (valeurs de pH > 7) qui est due à une « dépression » de l'ingestion de fourrage (plutôt rare)
    • l'alimentation en protéines de la vache est couverte par les protéines microbiennes et l'UDP
    • Protéines microbiennes suffisantes pour le besoin d'entretien dont 12 à 15 kg de production laitière
    • La teneur en protéines brutes utiles dans l'intestin grêle (nXP) dans le fourrage est de plus en plus importante lors de l'augmentation de la production pour couvrir les besoins de l'animal.

    Remarque : Protéines microbiennes + protéines de fourrage non utilisables (UDP) = protéines brutes utilisables dans l'intestin grêle (nXP)

    Digestion des graisses dans la panse:

    • les microbes modifient le schéma d'acides gras
    • des triglycérides et des phospholipides sont fractionnés par lipolyse dans le glycérol et les acides gras
    • Le glycérol continue d'être transformé dans le métabolisme des glucides
    • les acides gras sont nécessaires uniquement dans une faible proportion par les microbes et ainsi, ils sont presque entièrement hydrogénés et digérés dans l'intestin grêle
    • Les ruminants ne sont pas conçus physiologiquement pour digérer les graisses !
    • la teneur en graisses d'une ration journalière ne doit pas dépasser 4-5 % car sinon, il peut y avoir des troubles de la digestion dans la panse

    Important : Contrôle du ruminage (fréquence, mouvements de mastication)

       

      • Les graisses résistantes à la panse (par ex. traitées thermiquement) passent dans la panse et sont digérées dans l'intestin grêle
      • également lors de l'utilisation de produits résistants à la panse, respecter la valeur-limite de 5 % de teneur en graisses dans la ration journalière !

      Parenthèse: Évaluation du remplissage de la panse

      Note de la panse 1: Fosse paralombaire très enfoncée ; l'animal n'a rien mangé depuis longtemps ; la fosse paralombaire semble rectangulaire. La peau sous les hanches passe à la verticale vers le bas et se trouve sous les apophyses transversales. La fosse paralombaire est abaissée derrière la dernière côte de plus d'une largeur de main. Signe clair que l'animal ne va pas bien !
      Note de la panse 2: Fosse paralombaire enfoncée ; ingestion de fourrage par suffisante ; la fosse paralombaire ressemble à un triangle ("triangle d'avertissement") et est tombée dernière la dernière côte sur une largeur de main. La peau se trouve sous les apophyses transversales. On peut le voir souvent chez les animaux qui sont sur le point de vêler ; chez les animaux en lactation, signe d'un manque d'ingestion de fourrage
      Note de la panse 3: La fosse paralombaire est encore légèrement visible derrière la dernière côte. La peau au-dessus des apophyses transversales passe sur une largeur de main à la verticale et se bombe ensuite vers l'extérieure. La note de panse visée pour les vaches en lactation lors de la première moitié de lactation avec une bonne ingestion de fourrage.
      Note de la panse 4: Aucune fosse paralombaire visible. La peau au-dessus des apophyses paralombaires se bombe directement vers l'extérieur. Note de panse idéale pour les vaches en fin de lactation et les vaches taries.
      Note de la panse 5: Aucune fosse paralombaire et aucune apophyse transversale visible ; la peau du ventre est tendue de manière arrondie et la dernière côte passe directement dans le flanc. Cela doit être la note de panse chez les vaches taries. Signe d'une bonne ingestion du fourrage.

      Source: „Kuhsignale“ Jan Hulsen modifié

      Panse / réticulum

      • le réticulum se trouve à côté de l'entrée de l'œsophage dans la panse. Il est en mesure de se contracter et reconduit ainsi le fourrage dans la cavité buccale pour le ruminage et reconduit à l'inverse les particules broyées de la cavité buccale vers la panse.
      • la fonction du réticulum est principalement "le tamisage" de l'alimentation et le transfert des particules fines dans les feuillets. Les processus de digestion n'y ont pas lieu directement.
      • la panse possède une contenance de 100 l à 180 l et forme avec le réticulum (omasum) une unité fonctionnelle.
      • dans la panse a lieu environ 70 % de la digestion du bœuf
      • la digestion fonctionne à l'aide de différents microorganismes (bactéries, protozoaires et champignons)
      • Les métabolites de la digestion dans la panse sont :
        • acides gras à chaîne courte (propionate, acétate et butyrate)
        • CO2 et méthane
        • acides aminés et NH3 
      • la valeur du pH optimal dans la panse est de 6,5
      • un fourrage riche en amidon conduit à des teneurs élevées en lactate et à une diminution prononcée de la valeur du pH
      • Les valeurs du pH < 6 conduisent à une acidose de la panse (voir parenthèse : Comment reconnaître une acidose de la panse













      Feuillet et caillette

      Feuillet:

      • via le réticulum, les aliments arrivent dans le feuillet (dernier préestomac)
      • La tâche principale du feuillet est la résorption d'eau, des nutriments et du bicarbonate de sodium (NaHCO3).
      • dans une faible mesure, la digestion microbienne a encore lieu dans le feuillet


      Source: bauernhof.net

       

      Caillette:

      • dans la caillette a lieu la digestion des protéines ; les protéines microbiennes de la panse et les protéines non mobilisées de la nourriture (UDP)
      • Proportionnellement, le contenu de la caillette est petit
      • Importance moindre pour la digestion
      • La caillette possède de nombreuses cellules glandulaires dans lesquelles l'acide chlorhydrique et la pepsine (enzyme de digestion des protéines) sont produits
      • milieu très acide ; valeur de pH 2,0 - 3,5 par la sécrétion d'acide chlorhydrique ; milieu acide important pour l'activation des enzymes de digestion des protéines (pepsine)
      • valeur du pH faible, tue les germes
      • Les mucosités formées dans la muqueuse de l'estomac empêchent la digestion autonome de la caillette
      • Un déplacement de la caillette survient en cas d'absence de prise de nourriture et/ou de structure de nourriture trop faible. En cas de survenance fréquente dans le troupeau, l'alimentation structurée doit être impérativement contrôlée.
      • La condition à une digestion physiologique dans la caillette est un fonctionnement optimal de la panse.

       

      Intestin grêle

      • Dans la première section de l'intestin grêle, un milieu acide règne encore
      • Ensuite, neutralisation de la nourriture prédigérée par les secrétions du pancréas et des intestins et par la bile
      • Digestion du substrat pré-fermenté
      • Les enzymes lipase et amylase sont ici en charge de la digestion des graisses et de l'amidon
      • En comparaison du monogastrique, l'activité enzymatique est faible ce qui signifie que la capacité à digérer les graisses et l'amidon dans l'intestin grêle est faible chez le ruminant
      • Le principe suivant s'applique également dans l'intestin grêle : seule une digestion optimale peut avoir lieu si la digestion fonctionne dans les préestomacs
      • En cas d'apport trop important en protéines par une alimentation riche en protéines (ensilage d'herbes important, herbe jeune de pâturage, trop de concentrés de protéines), cela entraîne que les quantités de protéines ne peuvent plus être digérées physiologiquement
      • Conséquence : Diarrhée, coliques de l'intestin grêle ou dilatations de l'appendice
      • La teneur en urée du lait permet de contrôle si les apports en proteines sont trop hauts ou au contraire trop bas (voir quantité de lait et composants)
      • Important : La quantité d'amidon rumino-stable qui est disponible dans l'intestin grêle est limitée chez les vaches et doit être au maximum d'1,5 kg car sinon des mauvaises fermentations et des diarrhées peuvent être également provoquées par l'amidon non digéré.

      Gros intestin

      • Résorption d'H2O
      • Fortes concentrations de germes dans le gros intestin
      • Digestion de l'amidon non digéré et des protéines dans une moindre mesure
      • Mobilisation de l'acétate, du propionate et du butyrate comme dans la panse
      • La protéine microbienne ne peut cependant plus être utilisée
      • Mobilisation des protéines jusqu'à l'urée  
      • La digestion des graisses dans le gros intestin est peu importante
      • Les grandes quantités de structure dans le fourrage entraînent une part supérieure de substance organique dans l'intestin grêle et le gros intestin
      • Cette substance organique possède une part supérieur en eau et en sodium et ainsi une meilleure capacité d'accumulation
      • Substrat riche en fibres, difficilement dégradable, dans le gros intestin empêche les fermentations et stabilise la consistance des fèces (fèces solides).

      Évaluation des fèces

      Dans le cadre du contrôle des rations, l'évaluation des fèces joue entre autres un rôle important.

      Consistance des fèces:

      • la consistance et le caractère fibreux des fèces donnent des informations sur les processus de fermentation et de digestion chez la vache
      • Les vaches produisent dans des conditions normales chaque jour 20 à 50 kg de fumier répartis sur 10-20 défécations
      • le fourrage riche en amidon et pauvre en structure (par ex. beaucoup de céréales, forte proportion de maïs ensilé) combiné à une faible structure conduit à des fèces fines car le taux de passage est accéléré par le manque de structure et que cela conduit à de l'amidon non digéré dans l'intestin grêle. La fermentation a pour conséquence une teneur en eau plus élevée dans les intestins et les fèces deviennent plus fines
      • un fourrage riche en structure et pauvre en amidon entraîne une longue durée de séjour dans le tube digestif, une teneur plus faible en amidon conduit en général à un afflux faible d'amidon dans l'intestin grêle. Une grande part de substance organique difficilement digestible dans les intestins conduit à des fèces solides et foncées
      • Contrôler l'alimentation en eau ! Un manque d'eau conduit à des fèces solides
      • Un excédent protéique conduit également à des fèces fines car trop de protéines non digérées arrivent dans les intestins où elles ne peuvent plus y être digérées en grande quantité et cela entraîne des fermentations
      • Un manque de protéine peut également entraîner, combiné à un manque d'énergie (amidon, sucre) à des fèces solides
      • Le rapport entre l'énergie, les protéines et la structure dans la ration doit être équilibré !

       

      IllustrationNoteCaractérisation
      1

      • très liquides
      • "Consistance d'une soupe de petits poids"
      • pas d'anneaux ni de fossettes
      • flaques de fèces
      • a ne pas viser !sehr flüssig

      2

      • ne font pas de tas, coulent
      • moins de 2,5 cm de haut
      • font des anneaux
      • consistance "normale" pour l'herbe jeune de pâturagemacht

      3
      • "Consistance de porridge"
      • se tiennent à environ 4 cm de hauteur
      • 4-6 anneaux/ fossettes concentriques
      • Note à viser pour les vaches en lactation
      4

      • Fèces trop épaisses
      • ne collent pas aux pattes
      • ne forment pas d'anneaux/ de fossettes
      • Note à viser pour les vaches en tarissage

      5

      • balles de fèces solides
      • Piles de 5-10 cm de hauteur
      • Ne pas  viser

       

      Raisons des fèces finesRaisons des fèces solides

      • trop d'aliments concentrés
      • Excédent d'amidon (alimentation trop rapide avec des aliments concentrés)
      • Excédent de protéines (forte teneur en ensilage d'herbes, herbes jeunes de pâturage, trop de concentrés de protéines)
      • trop peu de structure dans la ration (par ex. ensilages humides)
      • structure détruite en raison des mélanges trop long (chariot de mélange)
      • modifications abruptes de l'alimentation
      • fourrage fortement sali ou moisi
      • Suralimentation en minéraux
      • Infections / Maladies
      • mauvaise qualité de l'eau d'abreuvement   

      • fourrage bien mûr, riche en fibres bruts
      • part trop importante de paille (par ex. vaches en tarissage)
      • Manque de protéines dans la ration
      • Manque d'énergie dans la ration
      • mauvaise alimentation en eau
      • fièvre, maladies
      • cétoses (acétoanémie)




      Couleur des fèces
      Odeur des fèces

      • jaune:
        • manque de structure
      • vert foncé:
        • pâturage frais / jeune
      • marron clair:
        • teneurs élevées en amidon
      • couleur marron foncé + brillante:
        • taux de passage lent

      • agréable
      • marque par:
        • Processus de pourriture
        • fermentation trop importante de l'amidon dans le gros intestin







      Composants du fourrage non digérés

      Composants du fourrage non digérés

      • pas seulement la consistance mais également les particules de fourrage non digérées donnent des informations sur la digestion notamment dans la panse

      Part importante de grains non digérés dans les fèces (céréales, maïs):

      • Contrôler l'ensilage du maïs et le gruau/les céréales concassées ! Les grains dans l'ensilage du maïs ne doivent pas être seulement ouverts, ils doivent être fendus
      • trop peu de glucides rapidement disponibles dans la panse ; l'ensilage de maïs frais possèdent une forte proportion d'amidon durable
      • taux de passage trop rapide (trop de céréales) Maissilage und Schrot/Quetschgetreide kontrollieren! Körner in Maissilage sollten nicht nur angeschlagen, sondern zerteilt sein

      Raisons d’ une grande part de fibres dans les fèces:

      • Manque d'énergie (amidon et sucre) ou manque de protéines dans la panse ; les microbes ont trop eu d'énergie ou de protéines à disposition pour l'utilisation et la synthèse
      • pas de rapport équilibré entre l'énergie, les protéines et la structure disponibles dans la panse

      Parenthèse: Tamiser les fèces

      Réalisation:

      • Placer une poignée de fèces (env. 100 ml) dans une passoire (épaisseur de mailles 1,5 mm) et bien rincer avec beaucoup d'eau jusqu'à ce qu'il ne reste que la matière grossière non digérée dans la passoire
      • Ouvrir les grains de maïs entiers et les morceaux de graines de mais et contrôler si l'amidon est encore présent dans les morceaux où s'il ne s'agit que de l'enveloppe des grains
      • Contrôler les composants fibreux dans la passoire. Tous les composants doivent avoir < 0,5 cm. Quelle est la proportion des fibres plus longues (> 1 cm) ?
      • L'évaluation des fèces doit avoir lieu pour env. 5 % du troupeau
      • En cas de division en groupe de production, il est important d'évaluer respectivement les fèces d'un groupe si les rations de fourrage sont différentes

      Source Photo: Conseils en technique de production LK NRW

       

      Évaluation des pertes par l'intermédiaire des fèces

      • 1 poignée de fèces = 100 ml correspond pour une quantité quotidienne de fèces de 40-50 kg par vache à env. 1/400 du total des fèces
      • pour 1 grain sur 100 ml cela correspond à 400 grains par jour qui sortent sans être digérés
      • un seul grain de maïs dans l'ensilage pèse env. 0,3 gramme si bien qu'en cas de sorties de 400 grains par jour, on peut calculer une perte d'amidon de 120 kg

       

      Grains non digérés dans les fèces (par 100 ml)Perte d'amidon par jour
      1120 g
      3360 g
      5600 g
      7840 g
      91080 g

      Causes des grains dans les fèces:

      • les grains entiers dans les fèces sont le signe d'erreurs dans la technique de récole (par ex. rouleaux Cracker)
      • acidose de la panse, la plupart du temps en combinaison avec les fèces fines ; taux de passage trop rapide ; microflore dysfonctionnelle et digestion réduite
      • manque d'azote/de protéines dans la panse ; par rapport à l'amidon, il manque des protéines et la digestion de la panse est diminuée
      • le manque de minéraux (sodium, phosphore) importants pour les microorganismes conduit à une digestion moins bonne

      Cause des longues fibres (> 1 cm) dans les fèces:

      • manque de glucides à fermentation rapide dans la panse
      • Manque de protéines dans la panse

        => fèces plus solides, plus fibreuses
      • trop de glucides à fermentation rapide
      • Excédent protéique

        => fèces plus fines, plus fibreuses
      • aucun synchronisme des nutriments dans la panse

      Informations générales

      Les quantités de lait et les composants du lait fournissent les meilleures informations sur l'alimentation

      • pour l'évaluation, on doit faire la différence entre 3 groupes:

        • Vache fraîchement vêlée dans le 1er tiers de la lactation (0 -100 jours de lactation)  
        • Vache en pleine lactation dans le 2nd tiers de la lactation (100-200 jours de lactation) 
        • Vache en fin de lactation / vieille vache laitière dans le dernier tiers de lactation (> 200 jours de lactation)

      Interprétation de la production laitière

      • Les performances de début des animaux en disent long sur l'état de santé et sur l'alimentation pendant la phase de tarissement.
      • Les génisses doivent en moyenne fournir 27-30 kg de lait par jour pendant le 1er tiers de lactation
      • Les vaches ayant déjà eu plusieurs veaux doivent fournir 35 kg à > 40 kg de lait par jour pendant le 1er tiers de lactation
      • si les animaux sont en bonne santé et si la nourriture est adaptée, la persistance du troupeau doit être stable à > 80 %, autrement dit, la baisse de production laitière en comparaison avec le CAT du mois précédent ne doit pas être pour 80 % de la troupe supérieur à max. 5 kg de lait par animal et par jour
      • la baisse de production laitière entre les différents tiers de lactation ne doit pas dépasser en moyenne sur le troupeau 5-6 kg
      • en cas de baisse plus importante de la production laitière du troupeau, il faut faire attention avant tout à l'alimentation, en
        • Contrôler la qualité et la composition du fourrage, la densité en énergie, la prise de nourriture

      Interprétation des teneurs en graisses et en protéines

      Interprétation des teneurs en graisses et en protéines:

      • dépendent de la génétique et de l'alimentation
      • un critère important dans un troupeau et chez l'animal individuel est le rapport graisse:protéines
      • Objectif graisse:protéines =1,1;1 jusqu'à max. 1,4:1
      • Le rapport < 1,1:1 avec une teneur en graisses de < 3,3% indique une acidose
      • Le rapport > 1,4:1 avec des teneurs élevées graisses combinées à une teneur faible en protéines est (< 3,2%) un signe de forte mobilisation des graisses (cétose)
      • les faibles teneurs en protéines de < 3,2% indiquent généralement un manque d'énergie
      • faire attention aux fortes teneurs en protéines et en graisses, notamment dans le dernier tiers de la lactation, c'est un signe de suralimentation énergétique (attention pour les protéines > 4,0% ; graisses > 4,5%) ;  faire attention à la condition physique !

      Interprétation de la teneur en urée

      • reflète très bien l'alimentation de la panse en protéine/azote
      • La valeur-cible pour la teneur eu urée est située entre 200 ppm et 250 ppm
      • Les valeurs < 200 ppm indiquent un manque de protéines dans la panse
      • Les valeurs > 250 ppm indiquent un excédent protéique
      • La valeur d'urée réagit après la modification de l'alimentation en quelques heures
      • les teneurs variant fortement indiquent des déficits dans la nourriture et la technique de mélange
      • lors de la pâture, les valeurs en urées doivent être revues généralement à la hausse en raison de la hauteur teneur en protéines des jeunes herbes
      • Ne pas dépasser durablement des valeurs de 250-300 ppm, même pour la pâture, en raison de la sollicitation du métabolisme

      Tableau des rapports entre la teneur en protéines du lait et la teneur en urée dans le lait

      Teneur en protéines laitières en %Teneur en urée en ppmInformation / Remarque

      Vaches fraîchement vêlées (0-100 jours de lactation)Vaches en pleine lactation (100-200 jours de lactation)Vaches en fin de lactation (200 300 jours de lactation)
      <3<3,1<3,2<150Manque d'énergie et de protéines
      <3<3,1<3,2>300Manque d'énergie et surabondance de protéines
      >3>3,1>3,2>300Excédent protéique
      <3<3,1<3,2150 - 300Manque d'énergie
      >3,1>3,2>3,3250 - 350Léger excédent protéique
      >3,1>3,2>3,3200 - 250Alimentation équilibrée

      Exemple pratique Sous-alimentation en énergie et en protéines

      Rapport d'urée

      Légende: Chaque point représente une vache

      1. Tiers de lactation (vert)

      2. Tiers de lactation (bleu)

      3. Tiers de lactation (rouge)

      Évaluation selon le stade de lactation du diagramme ci-dessus

      • manque clair en protéines du troupeau dans tous les tiers de lactation 
      • Les performances de 29,6 kg de lait dans le 1 tiers de lactation sont faibles
      • Manque d'énergie chez les animaux dans le 1 tiers de lactation (protéines en moyenne seulement 3,14 %)
      • grande proportion des animaux avec suralimentation en énergie dans le dernier tiers de lactation (teneur en graisses en moyenne 4,46 %)
      • les performances faibles de < 20 kg de lait par jour favorisent une surcharge graisseuse des animaux dans le dernier tiers de lactation.

      Exemple pratique Performances en tiers de lactation

      Extrait des performances en tiers de lactation à partir d'un CAT:

      • faible teneur en graisse dans tout le troupeau 
      • Les teneurs en protéines sont également très faibles dans tous les tiers de lactation
      • Signe d'une prise de nourriture très faible entraînant un manque d'énergie
      • Conséquence d'une prise généralement faible de nourriture : Acidose
      • forte baisse de la production laitière entre 1er et le 2nnd tiers de lactation en moyenne sur le troupeau = mauvaise persistance
      • conduit à des troubles du métabolisme chez les vaches fraîchement vêlées

      Exemple pratique Extrait de données individuelles sur de vieilles vaches laitières


      • Extrait de données individuelles sur les animaux à partir d'un examen de la productivité laitière:
      • vieilles vaches laitières présentées dans le dernier tiers de lactation
      • Visible: teneurs très élevées en graisse et protéines = risque de surcharge graisseuse!
      • contrôler le BCS notamment chez les animaux avec des résultats faibles !
      • les animaux trop gras doivent être taris
      • si nécessaire, également tarissage précoce (BCS <= 3,75)
      Exigences relatives au fourrage Bouche/œsophage Bouche/œsophage Gros intestin Gros intestin Intestin grêle Intestin grêle Feuillet et caillette Panse / réticulum Évaluation des fèces Évaluation des fèces Les quantités de lait Les quantités de lait Les quantités de lait

      S'il vous plaît vous connecter pour utiliser le plein.

      Si vous n'avez pas accès, vous pouvez vous inscrire à tout moment!